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Navet Confit est un vampire. Tout le monde le sait. Des débuts de ses enregistrements oisifs au siècle dernier jusqu’à aujourd’hui, le légume denté erre entre le bruit et la douceur violente. Quand on est éternel, il y a tant de choses à expérimenter. Multi-instrumentiste, réalisateur, directeur artistique, preneur de son, mixeur, arrangeur, parolier, compositeur… Il y eût d’abord une série de quatre EPs indépendants relatant les expériences diverses du Navet, puis ensuite LP1, premier album complet édité par son nouveau manoir, La Confiserie, étiquette créée en collaboration avec GSI Musique et dont il assure la direction artistique. La Navet met les bouchées doubles en 2007 pour LP2, un album obèse de 24 chansons (odes à l’insignifiance) réalisé avec une vingtaine de collaborateurs musicaux. Sur scène, il s’entoure de gens comme lui, les Dauphins Vampires, qui le suivent partout pour terroriser gentiment un public affamé de découvertes. LP3 de Navet Confit est enregistré au printemps 2009. Un album plus concis où le légume revisite ses influences grunge, indie-rock, ajoutant ici et là une touche d’électro - l’histoire raconte que c’est dans les années 90 que le vampire Confit a eu la morsure de la musique, apprenant guitare, batterie et basse en écoutant Nirvana, Smashing Pumpkins et Pavement, entre autres. Sont issus de ces sessions studio de courts brûlots enregistrés presque seul. En spectacle, le légume sanguin et son combo marin cherchent à surprendre le spectateur, à l’emmener dans un monde surréaliste où tout est possible. Relectures complémentaires d’une oeuvre ouverte, agrémentées de visuels abstraits pour être certain qu’on ne sache plus où l’on est. On a déjà qualifié ses performances de shoegaze (même si le Navet monte toujours sur scène pieds nus) à cause de son utilisation de nombreux effets servant à teinter le son de sa pauvre guitare maltraitée |